L’EXERCICE PHYSIQUE : UN ALLIé INATTENDU CONTRE L’ARTHROSE SELON UNE NOUVELLE ANALYSE

Tl;dr

・L’exercice réduit légèrement la douleur de l’arthrose.

・Ses effets varient selon type, intensité et durée.

・Bénéfices globaux supérieurs aux traitements médicamenteux.

L’exercice face à l’arthrose : une efficacité nuancée

L’arthrose, maladie articulaire fréquente, touche majoritairement les genoux, les hanches ou encore les mains. Elle provoque douleurs, raideurs et limitation des mouvements. Depuis quelques années, l’activité physique s’est imposée comme l’un des piliers du traitement. Pourtant, une nouvelle synthèse de recherches bouscule partiellement cette recommandation unanimement relayée.

Une revue scientifique sous la loupe

Pour dresser un état des lieux actualisé, une équipe de chercheurs a analysé cinq vastes revues systématiques – totalisant plus de 8 600 patients – complétées par 28 essais récents portant sur quelque 4 360 personnes supplémentaires. Leur objectif : comparer l’effet de l’exercice sur l’arthrose du genou, de la hanche et de la main avec d’autres solutions comme les traitements placebo, les médicaments anti-inflammatoires ou même la chirurgie.

Résultat ? Les auteurs relèvent que pratiquer une activité physique engendre seulement une baisse modérée de la douleur (entre 6 et 12 points sur une échelle de 100), sans améliorer significativement la fonction articulaire par rapport à un traitement inactif ou fictif. Toutefois, point notable : pour les formes touchant le genou et la hanche, l’exercice se montre aussi efficace que certains médicaments comme l’ibuprofène ou les injections intra-articulaires pour diminuer la douleur.

Des limites importantes à considérer

Cependant, plusieurs réserves méritent d’être soulignées :

・Toutes les formes d’exercices ont été regroupées (renforcement musculaire, cardio, étirements…). Or, leur efficacité varie sensiblement.

・L’intensité ainsi que le suivi (encadrement professionnel vs autonome) n’ont pas été distingués, alors que ces facteurs influencent grandement les résultats.

・La plupart des études portaient sur des programmes courts (environ douze semaines), laissant planer le doute sur les effets réels à long terme.

D’autres analyses indiquent notamment qu’une pratique régulière – idéalement au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine – pourrait offrir des bénéfices supérieurs.

L’intérêt d’une activité adaptée et régulière

Même si cette revue souligne une amélioration jugée « modeste », il serait prématuré de remettre en cause l’intérêt de bouger. D’ailleurs, obtenir ne serait-ce qu’une réduction de 10 % de la douleur peut déjà transformer le quotidien : mobilité accrue, meilleure humeur, sociabilité retrouvée. L’activité physique partage avec certains traitements médicamenteux son efficacité analgésique, mais sans leurs inconvénients ni effets secondaires.

Tout repose sur le choix d’une activité appréciée : marche en plein air pour certains, musculation ou natation pour d’autres… L’essentiel reste la régularité. Et pourquoi ne pas viser parfois un effort qui essouffle ? Cela maximise aussi bien la santé globale que le soulagement des symptômes liés à l’arthrose.

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